Richard Avedon « Conflicting influences and …a style but minimally violent ».

Photographe américain d’origine russe, Richard Avedon est l’un des portraitistes les plus célèbres du XXème siècle. Il a, entre-autres, photographié Marilyn Monroe ou Les Beatles. La violence d’une approche précoce de la photographie – qui lui fait fréquenter trop vite la maladie et la mort – s’oppose à un succès rapide dans le monde de la mode et le tient toute sa vie prisonnier d’une contradiction qui le dépasse ; il ne peut qu’adopter un style a minima, compatible avec cette double approche impossible à réduire. Ce style a minima devient sa marque de fabrique.

« Paris Pursuit » Harper’s Bazaar, September 1959. Model Audrey Hepburn shot by Richard Avedon

« Dovima With Elephants, 1955 » by Richard Avedon

Même si le nom de Richard Avedon est associé en premier lieu au monde chic de la mode, de la haute société américaine, des célébrités cosmopolites, le portrait est sa façon de négocier ses contradictions et ses obsessions, de se rapprocher de «la vie, un tissu de contradictions et d’énigmes non résolues».

1940s By Richard Avedon

1940s By Richard Avedon

1940s By Richard Avedon

1940s By Richard Avedon

1940s By Richard Avedon

1940s By Richard Avedon

1950s By Richard Avedon

1950s By Richard Avedon

1950s By Richard Avedon

1950s By Richard Avedon

1950s By Richard Avedon

Dans les années 1960, Richard Avedon couvre plusieurs reportages d’actualité : il photographie des militants pour les droits civiques dans le Sud (1963), des membres du Ku Klux Klan, des malades en hôpital psychiatrique… Pacifiste, il photographie les hippies manifestant contre la guerre du Viêt-Nam, se rend au Tonkin pour réaliser des portraits de responsables militaires et de victimes du napalm.
Avedon est alors proche de la Factory d’Andy Warhol. L’endroit représente la quintessence de la révolution sexuelle et artistique de la fin des années 1960 et, pour Avedon, New York et son milieu culturel sont devenus une source inépuisable d’inspiration.

1960s By Richard Avedon

1960s By Richard Avedon

1960s By Richard Avedon

1960s By Richard Avedon

1960s By Richard Avedon

En 1966, après vingt ans d’une fructueuse collaboration avec Harper’s Bazaar, il quitte le magazine pour rejoindre Vogue. Il y restera jusqu’en 1990.
Richard Avedon expose en 1974 des clichés de son père malade au musée d’Art moderne de New York. Les portraits suivent l’évolution du cancer qui lui sera fatal.

1970s By Richard Avedon

1970s By Richard Avedon

1970s By Richard Avedon

1970s By Richard Avedon

1970s By Richard Avedon

1980s By Richard Avedon

1980s By Richard Avedon

1980s By Richard Avedon

Avedon continue par ailleurs ses activité de photographie de mode, ses reportages de terrain, et réalise pour Rolling Stone soixante-treize portraits de célébrités de l’élite politique des Etats-Unis.
S’ensuit une série d’expositions et d’hommages à l’artiste qui a su marquer les esprits à la fois pour son importante collaboration au monde de la mode et pour ses instantanés toujours au cœur de l’actualité.

By Richard Avedon

By Richard Avedon

By Richard Avedon

By Richard Avedon

By Richard Avedon

By Richard Avedon

By Richard Avedon

By Richard Avedon

By Richard Avedon

En 1985 il achève «In the American West», un projet de 732 portraits d’américains pris à travers dix-sept états de l’ouest, sur une période de cinq ans. Il y présente des portraits de cow-boys, de mineurs, et de travailleurs qu’il invite à poser devant son éternel fond blanc, essayant d’évoquer ainsi l’Amérique dans sa diversité. Le projet soulèvera quelques critiques.
Sa collaboration avec la revue française « Egoïste » met un terme à sa collaboration avec Vogue qu’il quitte en1990 après plus de 25 ans.

By Richard Avedon

By Richard Avedon

By Richard Avedon

By Richard Avedon

Le New-Yorker, revue hebdomadaire d’actualités et de spectacles non moins prestigieuse dans un autre registre, l’accueille en 1992. Il en devient l’unique photographe.
Tout au long de sa carrière, Richard Avedon reçoit de prestigieuses récompenses dont la Chancellor’s Citation de l’Université de Berkley (1980) et le titre de docteur honoris causa du Royal College of Art de Londres (1989).
Célèbre, et désormais probablement le photographe le mieux payé du monde, il réalise les portraits de Picasso, Robert Frank, Jacques-Yves Cousteau, Léonard Bernstein, Marcel Duchamp, Jean Cocteau, Robert Flaherty, Igor Stravinsky, Humphrey Bogart, Buster Keaton, Ezra Pound, Bob Dylan, Alberto Giacometti, ou Björk.

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

1990s & 2000s By Richard Avedon

En 2004, à l’âge de quatre-vingt-un ans, il est frappé d’une hémorragie cérébrale alors qu’il travaille sur le projet Democracy qui montre les préparatifs des élections présidentielles prévues cette même année. Il se rend aux Conventions de Boston et New York, voyage au Texas et au Nevada et va même jusqu’à San Francisco. Ce portfolio reste inachevé.
La Richard Avedon Foundation est créée l’année suivante.
Richard Avedon laisse derrière lui dix livres, dont Observations (co-réalisé, en 1959, avec Truman Capote) et Nothing Personal (en collaboration avec James Baldwin).




http://www.avedonfoundation.org

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