Barbie implementation of Art…

Dans la lignée d’un article écrit la semaine dernière au sujet de 13 Barbies «revisitées» par des grands créateurs de mode, j’ai décidé de consacré un dernier écrit à la mythique Barbie. En effet, en montrant à ma fille les photos des différentes Barbies que j’avais trouvé, j’ai été surpris par son détachement au profit de poupée style Monster High et autres. En discutant avec elle, j’ai vite compris que ce qu’elle aimait était de revivre et se créer des histoires avec des points de repère, loin des longs métrages édulcorés habituels. Ma fille ne veut pas de poupées alimentant les fantasmes masculins. Quand je joue avec elle et lui raconte des histoires, elle veut de l’action, combattre des dragons, des extraterrestres, des monstres et des méchants. Elle ne veut pas être une femme au foyer «bimbo»…

La première Barbie (1959). Le nom complet de Barbie est « Barbara Millicent Roberts » et ses parents s’appellent Georges et Margaret Roberts .

Et il est évident que même si Barbie reste Barbie, le fabricant de jouets américain Mattel, au vu de ses résultats en baisse, a fait la même constatation et c’est pourquoi il s’est allié à DC Comics pour lancer une gamme de poupées spécialement conçues pour les fillettes de 6-12 ans où nous pourrons voir par exemple une splendide Barbie Wonder Woman. Avec cette gamme de superhéros, la firme américaine est repartie de zéro. Exit les représentations trop stéréotypées de Wonder Woman et de ses acolytes vêtues de bustiers et de talons aiguille trop sexy.

Depuis les années 60, la Barbie est la figure emblématique des jouets pour petites filles. Beaucoup se sont amusés à relooker et à détourner le personnage, et ceci souvent de manière très adroit, lui rendant ainsi ces lettres de noblesse. Dans ce domaine, je m’attarderai sur deux artistes français qui ont réalisés un travail remarquable.

Barbie est plus que jamais à la mode dans les mises en scène par l’artiste française Jocelyne Grivaud. Qui ne connaît pas la célèbre couverture du livre d’Helmet Newton « SUMO« ,  «Le Violon d’Ingres» de Man Ray, «La Joconde» de Vinci, «La Jeune Fille à la Perle» de Vermeer, le portrait de «Dora Maar» de Picasso, «La Vénus de Milo», le « Pentax Calendar, 1980 » de Guy Bourdin ou encore le visage pop art de Marilyn Monroe d’Andy Warhol ? Barbie sous les projecteurs de Jocelyne Grivaud devient une véritable œuvre d’art…

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

By Jocelyne Grivaud

L’autre artiste qui a utilisé avec talent les poupées de chez Mattel est Catherine Théry avec un style esthétique accrocheur et pour certain peut-être plus provocateur. Avec elle, Barbie se fait immortaliser. Dans sa série intitulée «Pas celles que vous croyez», elle revisite les grands chefs-d’œuvre et rend accessible l’œuvre originale aux plus jeunes (et nous surprend aussi !) pour mieux détrôner les grandes figures de l’histoire de l’art. Elle revisite ainsi les célèbres tableaux de Leonard de Vinci, de Grant Wood, de Frida Kahlo, d’Édouard Manet… Ou encore de Michel-Ange, grâce à son cliché « Dieu créa la femme », qui interroge sur la place de la femme dans une religion faite par les hommes pour les hommes. J’ai pu par l’intermédiaire de ses clichés parler à ma fille de chacune des œuvres originales et surtout l’intéresser à ses différentes œuvres car avec ses poupées, elle rend ces œuvres d’art plus féminines et soulève des questions liées à la beauté, l’intelligence et la place de la femme dans la société – celle d’il y a des siècles et celle d’aujourd’hui. « Sans renier leur statut de « femmes-poupées », elles (les Barbies) revendiquent celui de « femmes-sujets », s’amusent de l’apparence masculine, empruntent ses codes, relèvent le défi du mariage pour toutes et proclament en souriant : ‘Nous ne sommes pas celles que vous croyez’ », peut-on lire dans la présentation de l’exposition « Pas celles que vous croyez », qui regroupe tous les clichés de la photographe et qui était présentée à la galerie parisienne Teodora jusqu’au 27 juin dernier. Avec cette expo, Catherine Théry donne« à toutes les Barbie du monde la possibilité d’être enfin intelligentes et belles à la fois ».

Copyright Catherine Théry© 2013. Tous droits réservés.

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Sources 

http://www.barbiemamuse.com/index.php

http://catherinethery.net/expos/pas-celles-croyez/

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