Bettina Rheims, “a femme fatale, brighter than technicolour”.

Bettina Rheims sort sont son dernier livre en Novembre, Édition Collector limitée forme l’ultime rétrospective de Rheims, retraçant grâce à plus de 500 photographies 35 années de carrière d’une photographe tour à tour provocante, hypnotisante et avant-gardiste. C’est l’occasion de vous présenter cette grande photographe que j’affectionne tout particulièrement.Depuis ses premières photographies fin 1970, Bettina Rheims a constamment défié le genre photographique. De sa série sur les stripteaseuses de Pigalle (1980) au cycle sur la vie de Jésus dansI.N.R.I. (1998), ou d’une publicité pour Chanel à son travail sur le genre dans Gender Studies (2011), son œuvre bouscule l’iconographie et les thèmes traditionnels, cherchant à s’infiltrer dans l’infime intersection entre deux grandes préoccupations esthétiques: la beauté et l’imperfection.

Portrait de Bettina Rheims

La force de Bettina Rheims, vient de sa générosité. Elle est glamour: peau de porcelaine. C’est une femme fatale, «plus brillante que Technicolor»; elle est là et sans équivoque. Néanmoins on ressent dans certaines de ses œuvres une vulnérabilité. Bien que l’on voit dans son travail est exécuté avec une perfection avec un style qui lui est propre, on ne peut s’empêcher de retrouver l’esprit du légendaire Helmut Newton dans ses photographies. Ce n’est pas étonnant que ces deux artistes trouvent érotique le «sentiment de disponibilité» de la femme, exprimé dans leurs œuvres.

Reims ne se cache pas qu’elle a appris la photographie avec Helmut. Elle était comme son étudiant. Tous les jeudis quand il vivait à Paris et ensuite (quand il était) à Monte-Carlo, elle lui montrait ses derniers travaux et partageait son expérience avec lui. Il était très dur envers elle et ses critiques pouvaient être violente mais elle a énormément appris de lui. Malgré cela elle l’aimait tendrement.

Taschen Art Edition Book Bettina Rheims

Art Edition Book Bettina Rheims

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Elle a essayé plusieurs thèmes de photographie mais au fond elle-même, elle savait qu’elle était faite pour le nu. Chaque visage, chaque corps, pour Reims, fait partie de quelque chose de grand. Comme plusieurs réponses à une seule question, rien n’est assez précis dans son travail. Dans ses études sur le genre, les filles sont parfois les garçons et les garçons parfois quelque part entre les deux. C’est ce côté mystérieux qu’elle aime tant retranscrire.

Dans ses séries, ce sont toujours des gens qui la touchent, par leur courage, par le fait qu’ils ne vont pas à entrer dans un cadre conventionnel. Aujourd’hui, Elle admire les gens qui refusent d’entrer dans une «case» où l’on veut les mettre. Moi-même, je suis assez comme cela, le regard des autres a souvent été important pour moi et j’ai souvent été tributaire du jugement que l’on pouvait me porter, professionnellement et en société. Dernièrement encore, une expérience malheureuse m’est tombée dessus. Quand vous sortez d’un cadre dit acceptable, tout de suite, certains pensent que vous êtes instable alors que bien souvent vous n’êtes juste pas en accord avec le conventionnel…

By Bettina Rheims

Pour certains, pour être un artiste, il faut essayer de comprendre qui vous êtes. Il y a quelque chose de presque narcissique dans leur travail, un sens d’une recherche de soi. Pour Rheims, il est logique de s’axer sur les rencontres, les moments avec ses sujets – un sourire, une inclinaison de la tête, les yeux baissés.

Dans le travail et la pratique de Reims, on ressent la générosité délibérée: elle prend ses sujets, leur permet de s’exprimer. Elle ne recherche pas à imposer à tout prix sa compréhension, et c’est pour cela que ses photographies ne laissent pas indifférentes. L’écrivain Anaïs Nin, chez «Une femme Parle», appelle à « un nouveau centre de gravité »: Vous ne devez pas craindre ou vous retenir, compter ou être avare avec vos pensées et vos sentiments. Il est également vrai que la création vient d’un débordement, vous devez donc apprendre à consommer, à boire, à recevoir, à vous nourrir, et ne pas avoir peur de plénitude. La plénitude est comme un raz de marée qui vous porte alors, vous entraîne dans l’expérience… Vous vous permettrez à «l’écoulement» et échapperez au trop-plein ». Une amie avant l’été m’a dit deux choses qui me sont restées. De ne pas se laisser polluer par les «mouches» (Les gens aux belles paroles qui ne vous apportent rien) et de vider son verre sale (Il faut entendre par là, ne pas attendre le trop plein, faire le ménage, ne pas s’accrocher aux mauvaises choses qui vous affaiblissent et/ou passé qui vous empêche de vous remettre en question et donc d’avancer).

Reims a tourné avec plus d’une femme puissante: Madonna, Charlotte Gainsbourg, Emmanuelle Béart, Brooke Shields, Isabella Rossellini, Salma Hayek, et les hommes (Jackie Chan, Tupac Shakur, Mickey Rourke, Marilyn Manson, etc.). Reims leur dit, est ce que vous montrez, « ce que vous donnez. »… Sous son objectif, ces stars ne sont plus dans la retenu et laisse sortir le meilleur d’eux même, pas avec un jeux d’artiste mais leur nature réelle sans retenu et risque d’être jugé, le tout pour arriver à de sublimes clichés comme vous pouvez le voir ci-dessous.

By Bettina Rheims

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Taschen Bettina Rheims

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http://www.taschen.com/pages/fr/catalogue/photography/all/03175/facts.bettina_rheims_art_edition_lara_2008.htm

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