novembre 10

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Albert-Halaban’s new series, Vis à Vis, is set in Paris.

Je vous ai déjà parlé de Andreas Kock, cette iconaste adepte de Helmut Newton et plus précisément de sa série Stalker avec ses couleurs claires et théâtrales ainsi que l’utilisation du clairs-obscur qui rappellent le peintre Américain Edward Hopper. J’ai découvert un autre artiste,qui tout comme Kock, est adepte du Non-Dit, ces histoires dont les images insinuent sans jamais raconter…

Stalker I by Andreas Kock

Stalker II by Andreas Kock

Stalker III by Andreas Kock

Stalker IV by Andreas Kock

Il s’agit du photographe Albert-Halaban (Americain né en 1970) avec sa nouvelle série « Vis à Vis », qui se déroule à Paris, où l’on guette à travers photographies ce qu’il y a derrière les fenêtres des appartements et des cours de notre capitale. Au lieu d’être le voyeur, cependant, Albert- Halaban est un participant actif. Les résidents sont sciemment photographiés, comme si ils étaient des acteurs en plein tournage. Ils partagent volontiers leurs moments intimes: la fête d’ anniversaire d’un enfant, une femme saluant ses invités dans le hall d’accueil, un homme lisant un livre sous une lampe. Les histoires et les récits qui sont racontées sont familiers et ouverte, avec Albert-Halaban laissant des possibilités infinies de la façon dont les scènes pourraient se dérouler.

Quai Anatole, Paris, 7e, le 26 septembre

Bis rue de Douai, Paris, 9e, le 19 mai

Rue du Guesclin, Paris, 15e, le 31 octobre

Villa Juge, Paris, 15e, le 12 mai

Rue St Bernard, Paris, 11e, le 11 mai

Avec « Vis à Vis », Albert-Halaban explore en outre le paradoxe par excellence de la vie dans une grande métropole urbaine: la déconnexion et de l’éloignement qui existe pour tous ses résidents, malgré qu’ils vivent et travaillent si proches les uns des autres. Initialement, il semble que Albert-Halaban est illustré la solitude d’un citadin – en se focalisant par exemple sur une fenêtre isolée de l’étage supérieur minuscule. Mais à l’inverse, la vue d’ensemble de ces clichés nous montre les résidents ensemble, introduisant la notion que je qualifierai de « voisin à voisin ». Par conséquent , une dose d’optimisme grisant peut être trouvée dans les images: ses efforts réussissent à amener des âmes disparates ensemble, formant une seule communauté.

14 rue Francois 1er, Paris, 8e, le 14 novembre, 2013

Rue de la Cerisaie, Paris, 4e, le 3 novembre, 2012

Rue de la Motte Piquet, Paris, 15e, le 16 mai, 2013

Rue du Faubourg St. Denis, Paris, 10e, le 17 mai, 2013

Rue du Temple, Paris, 3e, le 17 mars, 2013


http://www.gailalberthalaban.com

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