décembre 04

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Friday Vintage Retrospective

« L’homme véritable veut deux choses : le danger et le jeu.  

C’est pourquoi il veut la femme, le jouet le plus dangereux. »
Nietzsche.

« J’aime le monde du diamant. C’est le monde de Cendrillon. Il y a de tout! Les gens! Le drame! Les amours! Les pierres précieuses! La spéculation! L’excitation! Que souhaiter de plus », citation d’Harry Winston.

 

Arthur Siegel, Lucidagram

 

Jocelyne Alloucherie, Ombres de jour et de nuit

 

Christian Milovanoff, Le Louvre revisité

 

Dieter Appelt, ArchiSkulptur Metric cinema space

 

Anna & Bernhard Blume, Küchenkoller, La cuisine en Furie

 

Barbara Steinman, Magnetic Tappe / Half inch, n°2

 

Jürgen Nefzger, Villaflores

 

Louis Vignes, Le voyage du duc de Luynes

 

Brassaï, Graffiti 15

 

Charles Negre, Chasse au sanglier …. Horace Vernet

 

László Moholy-Nagy, Marseille, Nouvelles Galeries

 

Charles Marville, Paris, allée dans le Bois de Boulogne

 

Man Ray, Paris, Rue Seguier

 

Eli Lotar, Paris, le Pont Neuf

 

Marius de Zayas, Mask / Ivory Coast

 

Bogdan Konopka, Les Faux de Verzy

 

Bogdan Konopka, Les Faux de Verzy

 

Raymond Hains, Figurine multipliée

 

Lee Friedlander, Mannequin, New York City

 

Lukas Hoffmann, Wetterstrasse, Herdecke (diptyque)

 

Lukas Hoffmann, Wetterstrasse, Herdecke (diptyque)

 

Marc Sommer, Seelenkleid

 

Chema Madoz, Untitled

 

Maia Flore, Coffee

 

René Groebli, L’oeil de l’amour (Das Auge der Liebe)

 

Brigitte Zieger, Women are different from men 19

 

Toshio Shibata, Moriya Service Area, Joban Expressway

 

Jacob Aue Sobol, Ulaanbaatar, Mongolie

 

Wim Wenders, Elvis Inn, Jerusalem, 2000

 

Lui, aimait ce moment ou le sucre et les fruits clapotaient et devenaient visqueux au fond d’une marmite en cuivre lorsqu’il

faisait de la confiture. Comme s’ils étaient vivants eux aussi.

Quand une goutte de verre en fusion a tombé, comment faire les perles? 
(Claude Lelouch 1966)

 

Laurent Millet, Somnium

 

Sabine Weiss, New York, 1955

 

Sabine Weiss, Gare Saint-Lazare, Paris, 1949

 

Sabine Weiss, New York, 1955

 

Joaquim Gomis, Lloret de Mar

 

Oriol Maspons, Untitled

 

Oriol Maspons, Untitled

 

Oriol Maspons, El primer bikini en Ibiza

 

Francesc Català Roca, Sastrería de la calle Hospital

 

Miguel Trillo, Leonor Riballo_primer premio del concurso de modelos del supermercado Eroski_Ciudad Real

 

Lynn Hershman, Seduction

 

Jürgen Klauke, Absolute Windstille (Absolute Stillness)

 

Jürgen Klauke, Transformer

 

Burk Uzzle, Desert Prada, Marfa, Texas

 

Fred Herzog, Crossing Powell

 

Bruce Wrighton, Glenwood Diner

 

Doug & Mike Starn, The No Mind Not Thinks No Things

 

Santiago Porter, From the series « Piezas » #27

 

Thomas Vanden Driessche, How to be a Photographer in four lessons

 

Evgenyi Pavlov, Archiv series

 

Candida Höfer, Hermitage St. Petersburg XII 2014

 

Caio Reisewitz, votuporanga

 

Caio Reisewitz, Casa Canoas VIII

 

Stéphane Couturier, Haute Cour de Justice N. 1 Chandigarh Replay series

 

Karine Laval, Heterotopia #7

 

Massimo Vitali, Tropea Stones

 

Matthew Pillsbury, Self Portrait with Jetlag in Tokyo Hotel

 

Robert Currie, Family Cafe

 

Collectif, The Great Hall of The People

 

Hans Breder, Untitled from the series « Body/Sculptures »

 

James Welling, 6236

 

Sara Imloul, Das Imloul

 

August Sander, Painter’s Wife [Helene Abelen] (III/16/12)

August Sander, Jungbauern

 

Robert Polidori, Galerie Daru #1, Musée du Louvre, Paris, France

 

Sally Mann, Night Blooming Cereus

 

Vik Muniz, Marilyn Monroe, Actress, NYC, May 6, 1957

 

Stephen Shore, El Paso Street, El Paso, Texas, July 5

 

Hugh Owen, Arms and armour on stone steps

 

Ben Cauchi, All will come to nothing

 

Krass Clement, Hamburg

 

Frederick Kiesler, Interior of Marcel Duchamps New York Studio

 

Philippe Halsman, Jean Cocteau, « The Blind Poet believes that he is the Emperor of China »

 

Ralph Bartholomew, Untitled


«J’attends une arrivée, un retour, un signe promis. Ce peut être futile ou énormément pathétique : dans Erwartung (Attente), une femme attend son amant, la nuit, dans la forêt ; moi, je n’attends qu’un coup de téléphone, mais c’est la même angoisse. Tout est solennel : je n’ai pas le sens des proportions.

Il y a une scénographie de l’attente : je l’organise, je la manipule, je découpe un morceau de temps où je vais mimer la perte de l’objet aimé et provoquer tous les effets d’un petit deuil. Cela se joue donc comme une pièce de théâtre.
Le décor représente l’intérieur d’un café ; nous avons rendez-vous, j’attends. Dans le prologue, seul acteur de la pièce (et pour cause), je constate, j’enregistre le retard de l’autre ; ce retard n’est encore qu’une entité mathématique, computable (je regarde ma montre plusieurs fois) ; le Prologue finit sur un coup de tête : je décide de « me faire de la bile », je déclenche l’angoisse d’attente. (…)
Partout où il y a attente, il y a transfert : je dépends d’une présence qui se partage et met du temps à se donner – comme s’il s’agissait de faire tomber mon désir, de lasser mon besoin. Faire attendre : prérogative constante de tout pouvoir, « passe-temps millénaire de l’humanité.» 

(Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux, 1977)

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