City of Angels

Seth est un ange des temps modernes: une créature céleste qui aspire à se rendre utile sur terre. Pour ce faire, il prend de temps en temps une apparence humaine, mais la mission exige le plus souvent qu’il reste invisible. Les êtres les plus sensibles soupçonnent de temps en temps sa présence lorsque, pris par une angoisse, ils ont la sensation qu’une main invisible à l’oeil nu vient se poser sur eux, dissiper leurs ennuis.

La Cité des Anges

 

Le personnage principal, Seth, est un ange dont la mission est de conseiller, réconforter les humains et les accompagner à l’heure de leur mort. Il n’éprouve aucune sensation de notre monde et il est invisible.

 

La Cité des Anges

 

Un jour, alors qu’il accompagne un homme vers l’au-delà, il rencontre une jeune chirurgienne : Maggie Rice. Alors qu’elle pratique une opération du cœur sur cet homme, il fait un arrêt cardiaque. Tentant de réanimer le patient, elle lui enjoint à haute voix de ne pas partir… mais Seth a l’impression qu’elle s’adresse à lui. Malgré les efforts de Maggie, le patient meurt sur la table d’opération. Désemparée, elle se réfugie dans les escaliers de l’hôpital pour pleurer : elle ne comprend pas. Seth, invisible, la regarde pleurer et la touche.

La Cité des Anges

 

La Cité des Anges

Marqué par cette rencontre où pour la première fois il a l’impression qu’un humain discerne sa présence, Seth se rapproche peu à peu de la jeune chirurgienne. De son côté, Maggie se sent responsable de la mort de son patient. Elle traverse une longue période de doute et remet en cause sa situation professionnelle et personnelle.

La Cité des Anges

 

La Cité des Anges

En la suivant dans les locaux de l’hôpital, Seth rencontre un nouveau patient de Maggie qui va se faire opérer : Nataniel Messinger. Un soir, alors qu’il est invisible dans la chambre de ce patient, celui-ci lui dit tout haut qu’il sait qu’il est là, même s’il ne peut pas le voir. Pour Seth, c’est un grand choc : pour la première fois, il est clairement perçu par un humain. Il découvre alors que Messinger est un ancien ange qui a renoncé à sa condition pour devenir humain.

 

Seth apparaît à Maggie. Ils se rapprochent et Maggie tombe peu à peu amoureuse.Elle commence à comprendre que Seth est différent, mais lorsqu’elle finit par apprendre la véritable nature de Seth, Maggie lui fait ses adieux.

La Cité des Anges

 

Pour vivre cet amour impossible, Seth va renoncer à sa condition d’ange pour elle. Il saute du haut d’un immeuble de plusieurs étages et déchoit : Il ne sait plus parler plusieurs langues, il acquiert le sens du toucher (la douleur, la chaleur), le goût et l’odorat et il devient mortel. Il court alors rejoindre Maggie qui s’est réfugiée dans sa maison du lac Tahoe. Le lendemain, Maggie sort faire quelques courses. En rentrant, elle perd la vie dans un accident de vélo. Seth est rongé par la tristesse, mais ne regrettera pas d’avoir renoncé à l’immortalité pour vivre cette unique journée avec elle.

La Cité des Anges

 

Seth (Nicolas Cage plutôt inexpressif mais c’est le rôle qui veut ça) est un ange comme il y en a des milliers, errants parmi les humains, les réconfortant d’une tape sur l’épaule, invisibles aux yeux du monde qui ne croit plus en eux. Ces anges aiment se réunir sur la plage, au lever et au coucher du soleil, sans un mot, pour entendre quelque chose, la voix de Dieu sûrement. Tout bascule quand Seth rencontre Maggie Rice (Meg Ryan, jolie comme tout), une chirurgienne d’un hôpital de Los Angeles, la cité des anges du titre du film.

 

 

La Cité des Anges

 

Il flotte dans ce film une atmosphère très différente des films de Lover habituels qui m’a désarçonné. Les anges sont des êtres impassibles, vêtus de noir et surplombent la ville, tels des oiseaux de mauvaise augure et ça donne vraiment un sentiment étrange, presque gênant.

Les Ailes du Désir by Wim Wenders

 

Remake réussi des AILES DU DESIR de Wenders dont j’ai fait un article en Septembre, CITY OF ANGELS est un monument d’émotion: troublant, sincère, beau… Sa plus grande force est de réussir à nous faire croire en des choses incroyables, à nous faire sourire autant qu’à nous mettre au bord des larmes, le tout emballé dans une enveloppe visuelle parfaite (à l’exception de deux trois plans peu réussis).

Les Ailes du Désir by Wim Wenders

 

Lors de sa sortie en salle en 1998, les critiques n’ont évidemment pas été tendres avec ce film qui ne cache pas ses emprunts à son illustre modèle. D’évidence, on ne peut mettre les deux films sur un pied d’égalité. Si l’on fait abstraction de cela, City of angels est un beau film romantique, qui touchera sans doute un public moins intellectuel et plus large que le film de Wenders, que j’ai quand même préféré. Son scénario n’est pas sans reproches : on note plusieurs incohérences et quelques mièvreries. Il n’empêche que c’est un film qui se laisse regarder et qui vaut par certaines de ses répliques, quelques trouvailles intéressantes, le jeu de ses acteurs, la beauté de ses images ainsi que par la qualité de sa bande son.

Les Ailes du Désir by Wim Wenders

 

Nicolas Cage sait être émouvant et Meg Ryan est touchante par sa fragilité et la détresse qu’elle peint. Quelques jolis seconds rôles aussi : la petite fille, le petit garçon…

Les Ailes du Désir by Wim Wenders

 

Ce film est d’une beauté à couper le souffle, des dialogues forts et tout en poésie ainsi que des acteurs sublimes. Une esthétique toujours présente pour nous faire plonger dans l’histoire à corps perdu. Faisant parti des plus grands rôles de Nicolas Cage, avec Leaving Las Vegas, La Cité des Anges se révèle au final être un film bouleversant, pour la part de magie qui s’en dégage, pour la simplicité déconcertante avec laquelle Brad Silberling parvient à explorer un sujet aussi vaste que la vie après la mort, pour la beauté des scènes entre Nicolas Cage et Meg Ryan ou pour la splendeur de son message. C’est beau, le message laisse songeur, Nicolas Cage est au sommet de son art. Le charme de sa bande-sonore et la réussite de son montage ne feront que pencher la balance un peu plus. Un film culte pour beaucoup.

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