Pierre Cardin, « The Bubble Dress ».

“Le talent et le goût ne suffisent pas, seul le style compte.” (Pierre Cardin)


Pierre Cardin est un couturier et homme d’affaires français d’origine italienne, né Pietro Cardini à Sant’Andrea di Barbarana, le 2 juillet 1922. Il est une personnalité, une marque incontournable dans la mode des cinquante dernières années, tantôt couturier visionnaire, tantôt homme d’affaires invétéré. Il intègre la haute couture en 1957 et y restera environ dix ans. Il présente à la fin des années 1950 une collection de prêt-à-porter qui fera grand bruit. Cardin est considéré, avec Paco Rabanne et André Courrèges, comme l’inventeur de la mode futuriste en 1963.

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En 1936, Pierre Cardin commence son apprentissage à l’âge de quatorze ans chez Bonpuis, un tailleur à Saint-Étienne. Après un passage chez Manby, tailleur à Vichy qu’il rejoint à bicyclette, il monte enfin à Paris. Vers la fin de la Guerre, il débute chez Jeanne Paquin. Il rencontre Jean Cocteau et Christian Bérard par l’intermédiaire de Paquin, avec lesquels il réalise des costumes et masques pour La Belle et la Bête. Il entre pour un passage éclair chez Elsa Schiaparelli.

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Premier tailleur de la maison Christian Dior lors de son ouverture en décembre 1946, Pierre Cardin participe ainsi au succès du « tailleur Bar », qui d’après le Harper’s Bazaar, définit le New Look de Christian Dior. Il quitte la maison Dior sur un coup de tête trois ans après.

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En 1950, au 10 rue Richepanse, il rachète la maison Pascaud, alors spécialisée dans les costumes de scène, il y ouvre sa propre maison de couture. Il gardera ainsi sa double activité créatrice : les costumes de scène ainsi que des créations de haute couture plus tard. Il créé des costumes pour les bals, fêtes somptueuses d’après guerre, à côté des manteaux et tailleurs, sa spécialité. Progressivement, sa clientèle s’agrandit.
Sa première collection voit le jour trois ans plus tard en 1953. Il y montre rue du Faubourg-Saint-Honoré des manteaux et des tailleurs d’une coupe impeccable, associant inventivité et sens du détail.

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La ligne pour homme, lancée à la fin des années 1950, révolutionne la mode masculine. « Des vestes avec lesquelles on peut dévisser un boulon de voiture, mais aussi aller au Windsor ». Voilà définis les nouveaux critères : confort et élégance. En 1961, il créé une ligne à la demande du Printemps qui doit être commercialisée sous le nom du grand magasin ; échec commercial, celle-ci a un retentissement important dans les médias, dont Elle qui organise au couturier une campagne de presse avec le soutien d’Hélène Lazaref. Tout cela concoure à ce qu’il se mette encore à dos la profession mais soit connu mondialemen. Tous les grands magasins du monde lui ouvrent des corners et le nombre de produits sous licence augmente déjà à grande vitesse.

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En 1966, allant une fois de plus à l’encontre des règles ancestrales de la Chambre syndicale en refusant de respecter le calendrier édicté au sujet de la remise à la presse de certains documents, Pierre Cardin fait parvenir une lettre de démission qui est acceptée.

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Dans les années 1970, le succès de sa ligne masculine va jusqu’aux États-Unis, les lignes féminines sont partout dans le monde ; tout cela va perdurer jusque dans les années 1980. Au début de ces années là, le nombre de licences est estimé à plus de 500 : vampirisant la couture et la création, la perte d’image se fait sentir.

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De la robe bulle au costume Mao, de la mode cosmonaute à la mode unisexe, de la chasuble à découpe hublot à la robe moulée en fibres synthétiques. Pierre Cardin témoigne d’un appétit féroce pour l’expérimentation. Ses formes construisent des silhouettes géométriques à base de ronds et de triangles ; leur volume sculptural impose au corps de s’y adapter.

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Précurseur, Pierre Cardin importe à Paris l’art de vivre japonais et le fait vivre dans ses collections. Un voyage aux envions de 1960 au Japon sera décisif pour cette rencontre avec la culture japonaise. Il y fait la connaissance de Hiroko Matsumoto, mannequin japonais qui l’accompagne à Paris et deviendra sa maîtresse. Dans sa maison de couture, Mademoiselle Hiroko est sa muse et son égérie pendant près de dix années.

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Celia Hammond and Patty Boyd in Pierre Cardin Helmets, photographed by John French, 1965

 

 

Pierre Cardin, Dress, 1973

 

 

Models displaying the new Pierre Cardin Collection, 1968

 

 

Pierre Cardin, Ensemble, 1966

 

 

Katherine Pastrie in Pierre Cardin Coat, photographed by Philippe Pottier, 1962

 

 

Hiroko Matsumoto in Pierre Cardin Ensemble, 1966

 

 

Pierre Cardin, Uniforms for the French Nurses, 1970

 

 

Pierre Cardin, Coat, late 1980s

 

Pierre Cardin and models, 1968

 

 

Pierre Cardin Fashion Show, photographed by Jack Burlot, 1968

 

 

Gloria Friedrich in Pierre Cardin Coat, photographed by Rico Puhlmann for Stern, 1963

 

 

Pierre Cardin, Dresses, photographed by Pierre Vauthey, 1975

 

 

Hiroko Matsumoto in Pierre Cardin Coat, 1966

 

 

Irina Lazareanu in Pierre Cardin 1971 Sunglasses

 

 

Pierre Cardin, Dress, ca. 1968

 

 

Hiroko Matsumoto in Pierre Cardin Ensemble, middle 1960s

 

 

Pierre Cardin, Coat, photographed by Willy Maywald, 1965

 

 

 

 

Raquel Welch in Pierre Cardin Ensemble, photographed by Terry O’Neill, 1969

 

 

Pierre Cardin and models at his salon, photographed by Ian Berry, 1962

 

 

Hiroko Matsumoto Pierre Cardin Dress, photographed by Terence Donovan for ELLE, 1964

 

 

Carmen Dell’Orefice in Pierre Cardin Coat, photographed by Richard Avedon, 1957

 

 

Pierre Cardin, Dress and Cape, photographed by Rico Puhlmann for Stern, 1962

 

 

Pierre Cardin, Dresses, photographed by Giancarlon Botti, 1967

 

 

Pierre Cardin, Helmet, 1966

 

 

Pierre Cardin, Coat, photographed by Richard Avedon for Harper’s Bazaar, 1957

 

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