Daido Moriyama, « are, bure, boke »

Né à Osaka (Ikeda) au Japon en 1938, Daido Moriyama vit et travaille essentiellement à Tokyo.
Homme nomade, Daido Moriyama est un photographe et un auteur fascinant. Né en 1938, ses souvenirs d’enfance sont liés à l’occupation américaine.
Il commence sa vie de photographe en concevant des pochettes d’allumettes pour des bars d’Osaka avant de trouver un emploi dans un studio photo. A Kobe, il fait des portraits-souvenirs de marins et de passagers sur les quais. En 1961, il devient freelance. Vers 1965, Moriyama évolue vers une esthétique de l’instantané.
Ses photographies représentent les côtés les plus sombres de la vie urbaine. Il piège ce qui se cache derrière la société de consommation. Il attrape l’envers des paysages éblouissants des villes contemporaines. Ses œuvres nous rappellent aussi que look urbain est souvent nostalgique.

Sa première monographie Japan a Photo Theater (1968) lui vaut une notoriété immédiate. Suivent des livres fondamentaux dans l’histoire de la photographie: Farewell Photography (1972), Hunter (1972), Mayfly (1972), Another Country in New York (1974), Light and Shadow (1982), A Journey to Nakaji (1987) ou encore Lettre à St. Loup (1990). Daido Moriyama a publié à ce jour environ 180 livres.
Membre du mouvement Provoke (Revue trimestrielle, laquelle veut apporter un matériau artistique capable de guider la pensée. Selon les fondateurs, les mots avaient perdu leur sens et la force de décrire la réalité. Ce rôle revenait donc aux photographes qui devaient prendre le relais sur le langage. Les images devaient avoir la priorité et même remplacer le langage), qu’il rejoint en 1968 pour la deuxième édition de la revue éponyme, Daido Moriyama produit une œuvre riche, dense et protéiforme. Ses photographies –souvent décrites comme brutes, floues et troubles (l’esthétique du « are, bure, boke« ), ont donné naissance à une nouvelle pratique de la photographie de rue où l’artiste, qui rôde sur la route, est en prise avec l’espace public. Le travail de Daido Moriyama embrasse aussi la technique de la sérigraphie, qu’il utilise dès les années 70, tant pour produire des livres que des œuvres à exposer.
Daido Moriyama conçoit également des événements participatifs et des installations totales, dans le souci d’adapter son langage à un lieu ou une temporalité. Il est par ailleurs l’auteur de textes autobiographiques (Memories of a Dog, 1984 et 1997) dans lesquels il explique l’ancrage de sa pratique artistique dans des références majeures comme Eugène Atget, Jack Kerouac, William Klein, Nicéphore Niépce, Shomei Tomatsu, Andy Warhol, Weegee, Garry Winogrand.
Le travail de Daido Moriyama a eu un impact radical sur le monde artistique tant au Japon qu’en Occident. En 1974, le MoMA de New York présente son travail dans le cadre de la première exposition collective consacrée en Occident à la photographie japonaise, New Japanese Photography. Depuis, son œuvre fait l’objet de nombreuses expositions institutionnelles majeures: à la Tate Modern de Londres (William Klein + Daido Moriyama, 2012), au San Francisco MoMA (Stray Dog, 1999, également présentée au Metropolitan Museum de New York), au National Museum of Art d’Osaka (On the Road, 2011), à la Fondation Cartier pour l’Art contemporain (Paris, 2003), à Foam (Amsterdam, 2006) ou encore aux Rencontres d’Arles (LABYRINTH + MONOCHROME, 2013).

Daido Moriyama

 

Daido Moriyama

 

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Daido Moriyama

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