juin 09

François Fontaine

François Fontaine est né à Paris en 1968.

Étudiant en Histoire de l’Art à la Sorbonne, il se passionne pour les voyages et la photographie. Durant une dizaine d’années, il parcourt l’Asie du Sud-est. Il est finaliste du Prix Kodak de la Critique Photographique en 1997 pour son travail sur les prisonniers de Phnom-Penh.


De 1998 à 2002, il vit et travaille en Espagne. Ses séries « Poésie urbaine » et « Les fleurs de la nuit » sont exposées à Madrid, Barcelone, Valence et Paris.


En 2005, le photographe est exposé à la première Biennale Photo de Guangzhou puis invité en résidence au Guangdong Museum of Art de Guangzhou. Sa série « Lost in China », voyage chromatique et onirique dans l’Empire du Milieu, lui vaut la troisième place du prix Leica Oskar Barnack.


En 2006 et 2007, François Fontaine poursuit son exploration de la statuaire commencée en Espagne et au Brésil en effectuant un travail de commande sur les statues de Paris pour la revue Palace.


En 2008, les séries « Lost in China », «Les christs de Salvador» et «Rêves de statues» sont exposées en Chine au Guangdong Museum of Art. Le photographe réalise cette année-là un travail au Japon intitulé «Japanese whispers» et «Naoshima».


En 2009 François Fontaine expose « Rêves de statues » et « Les christs de Salvador » à la Maison Européenne de la Photographie à Paris.


En 2010 il réalise les séries « Le vaisseau fantôme » à bord du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc et « L’heure sacrée » qui est une véritable immersion dans la spiritualité hindoue.


En 2011, il rend hommage au cinéma avec la série « Silenzio », un travail photographique chromatique et onirique dans lequel glamour et suspens rivalisent.


François Fontaine, dont les thèmes privilégiés sont l’intemporel, l’irréel et le surnaturel, élabore une œuvre photographique en se laissant guider par ses intuitions et ses émotions, à la manière d’un écrivain ou d’un cinéaste qui réaliserait son journal intime en images.

 
« Silenzio ! »

Mémoires de cinéma « La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie » (Milan Kundera, L’immortalité) C’est un essai photographique sur le cinéma, sur les images de cinéma des années 40 à aujourd’hui. Des images puisées dans des films couleur réalisés par des cinéastes français et étrangers dont les films emblématiques se distinguent par la magie de leurs lumières, l’élégance de leurs décors et la beauté de leurs interprètes.

C’est un travail où les images de films sont extraites de leur support d’origine et détournées de leur contexte initial. Une analyse sur les émotions et les interrogations qu’elles font naître lorsqu’elles sont montrées comme des photographies. Une réflexion sur la mémoire, le rêve et le fantasme.

Les genres, les histoires, les époques s’interpénètrent et se confondent dans ces images qui se font écho les unes aux autres et sont les témoins silencieux du désir et de la peur.

Ces images qui appartiennent à la mémoire collective du cinéma fonctionnent à la manière d’une madeleine de Proust et font ressurgir du passé des émotions que le spectateur avait enfouies. Ce sont des images intemporelles qui semblent surgir de l’inconscient, des images floues, bougées, en mouvement dans leur fixité même, qui renvoient au monde confus du souvenir. Des images mentales, troubles et troublantes, qui questionnent le regard autant que l’esprit. Des images qui attirent et hypnotisent par leur langage sensuel, nostalgique et universel.

(François Fontaine)

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